Saïd et Mohamed


Paroles
  • Auteur :
    Francis Cabrel
  • Compositeur :
    Francis Cabrel
  • Editée par :
    Chandelle
  • Version originale :
    1983
  • Immigration, racisme. La chanson Saïd et Mohamed s'est imposée doucement dans cette lutte qui ne finit toujours pas. La façon d'aborder ce thème est intéressante : une scène banale, vraie, une conversation avec une femme de ménage algérienne dans un hôtel.

  • Où trouver ce titre ?
    Gallery- Album "Quelqu'un de l'intérieur", 1983

    album "Quelqu'un de l'intérieur ", 1983
    45 tours "Question d'équillibre", 1984
    album "Cabrel public", 1984
    coffret "D'une ombre à l'autre", 1991
    compilation "l'essentiel", 2007
    -
    video
    VHS "Sarbacane tour", 1990
    DVD "d'une ombre à l'autre", 2000
    -
    Reprises : Diam's / Akhenaton / Joé Bocan



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    Elle changeait les draps de l'hôtel
    Les traces de doigts sur les poubelles
    Petite hirondelle, au milieu des corbeaux
    Elle chantait "Desperado"

    Moi, j'avais du retard sur le sommeil
    Je m'étais fait doubler par le soleil
    Elle, de l'autre côté du couloir
    Elle faisait chanter les miroirs

    J'ai passé une heure de sa vie
    Une heure sous le soleil d'Algérie
    Sous la course des planètes
    Y a des moments qu'on regrette

    Derrière ses paupières mi-closes
    Je voyais plus de gris que de rose
    Quand je suis parti, j'ai bien compris
    Que j'y perdais quelque chose

    Ces enfants qui font rien à l'école
    Et qui ont les poches pleines de tubes de colle
    De toute façon personne ne t'aide
    Quand tu t'appelles Saïd ou Mohamed

    C'est le ciel en tôle ondulée pour toujours
    C'est la fenêtre sur la troisième cour
    C'est les cris des voisines plein les oreilles
    Et les heures de mauvais sommeil

    Mais s'il y a quelqu'un autour qui comprend
    Le mauvais français, le musulman
    Sous la course des planètes
    Ca s'rait bien qu'il s'inquiète

    Avant que ses paupières n'explosent
    Et qu'elle prenne ce gris en overdose
    Quand je suis parti j'ai bien compris
    Qu'on y pouvait quelque chose

    Toi t'envoies dix francs
    Pour les enfants du Gange
    Parce que t'as vu des photos qui dérangent

    T'envoies dix francs
    Pour les enfants d'ailleurs
    Parce que t'as vu des photos qui font peur

    Et elle que tu croises en bas de chez toi
    Elle que tu croises en bas de chez toi...

    Depuis je suis retourné à Marseille
    Ses amis n'ont pas de nouvelles
    Y a trop d'hirondelles
    Ou trop de corbeaux
    Elle a dû changer de ghetto

    Moi, j'crois plutôt qu'elle
    Change les draps d'un autre hôtel
    D'autres traces de doigts
    Sur d'autres poubelles

    De l'autre côté d'un autre couloir
    Elle doit faire chanter les miroirs
    Chanter les miroirs, chanter les miroirs

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