La fabrique


Paroles
  • Auteur :
    James Taylor -  Adaptation : Suzy Glespen - Francis Cabrel
  • Compositeur :
    James Taylor
  • Editée par :
    Chandelle
  • Version originale :
    1984
  • La première adaptation en français d'une chanson américaine de James Taylor : the millworker. D'autres suivront par la suite. L'exercice délicat de l'adaptation est en général bien maitrisé par Cabrel.Comme dans le cas de la Fabrique, avec l'aide de Suzy Glespen, travaillant chez CBS amérique et qui avait traduit en anglais des chansons du groupe Trust.

  • Où trouver ce titre ?
    Gallery- Album Cabrel public, 1984

    album "Cabrel public", 1984
    coffret "D'une ombre à l'autre", 1991
    -
    video
    DVD "La tournée des Roses & des Orties (les bonus), 2009
    -
    Reprises : Martin Rappeneau / Jorane

  • Voir la page des reprises de "La fabrique"
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    Mon grand-père était un marin,
    Il a dû mourir sur une île,
    Mon père avait une ferme,
    Et moi je suis sa seule fille.

    Je me suis enfuie avec ce voyou
    D'un village des alentours,
    Aujourd'hui il s'étouffe dans son alcool,
    Et me laisse seule
    Avec nos trois gosses à nourrir.

    À la fabrique c'est pas facile,
    C'est pas non plus très dur,
    Mais ce sont ces heures qui défilent,
    Et puis cette horloge sur le mur.

    Le premier rêve qui passe
    L'aide à tenir jusqu'à midi,
    Où j'ai quelques minutes d'espace
    Pour prendre un sandwich,
    Boire un café, et m'asseoir.

    Autrement c'est moi et la machine,
    Jusqu'à ce que la sirène le décide,
    Jusqu'au bout de l'après-midi,
    Jusqu'au bout de ma vie.

    Malgré moi mon cœur s'en retourne
    Vers cette maison dans les terres,
    Où j'ai passé tant d'années d'amour
    À danser sur les bras de mon père.

    Ces histoires de marins perdus,
    Ces orages sur le lac Erié,
    Ces navires à jamais disparus,
    Avec leurs voiles grandes
    Comme des morceaux de ciel.

    Oui mais c'est ma vie qui a été gâchée,
    Et c'est moi qui ai eu tort
    De laisser cette fabrique
    Pour bien utiliser mon corps.

    Moi je vais rentrer chez moi ce soir,
    Je vais regarder mes mains,
    Je vais me dire qu'au moins une fois
    J'aurais aimé avoir la chance
    D'aller plus loin.

    Mais je vais travailler ici
    Et oublier tout ce que je souhaite,
    Peut-être ne jamais rencontrer
    L'homme dont le nom
    Est sur l'étiquette.

    Ce sera moi ou la machine
    Jusqu'à ce que la sirène le décide
    Jusqu'au bout de l'après-midi
    Jusqu'au bout de ma vie.

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